Ma première cave (de vin) : un livre à acheter ?

  • Choisir par la couleur, choisir par la garde, les bons producteurs
  • Editions : Ecole Hachette du vin / Hachette Pratique
  • Béatrice Mialon, Olivier Bompas (Auteur)

Ma première cave est l’un de tous premiers livres qui m’a été offert. Loin d’être parfait, c’est le livre sur le vin qui paraît répondre à toutes les questions des amateurs qui ont envie d’approfondir leurs connaissances en se constituant leur propre cave.

Comment choisir ses premiers vins ? Par où commencer ? Comment s’assurer de l’équilibre des vins choisis pour sa cave ?
Avoir un cave remplie de grands crus n’a pas de sens, tout comme un cave de vins de soif ne vous permettra pas d’aller bien loin.

Investir dans du vin peut être une passion couteuse, c’est pourquoi il est essentiel d’appliquer la bonne méthode dès le départ pour vous permettre de voir à 5 ou 10 ans (ou plus !).

Organiser sa cave est aussi une thématique essentielle. Sans ordonner convenablement ses vins, vous aller passer à coups surs à côté de belles bouteilles. Ce livre « Ma première cave » explique comment organiser au mieux sa cave, par région ou par apogée, par prix ou par occasions…
Et lorsque vous emmènerez vos potes dans votre cave à vin, vous pourrez alors retrouver sans peine les vins à leur apogée !

« Un côté pédagogique à ne pas négliger ! »
« J’ai acheté ces livres la semaine dernière pour les offrir à un amateur de vins. Il a beaucoup apprécié le côté pédagogique et les conseils pratiques prodigués dans ces ouvrages : collection à conseiller ! »
Yasmina Annie D. sur fnac.com

Vous préférez les BD aux livres ? Jetez un coup d’œil à notre article sur les top bandes dessinées sur le vin 2021 !

Dans la même collection chez L’Ecole Hachette du vin / Hachette Pratique

  • Les accords mets et vins
  • Ma première dégustation
  • Les cépages
  • La petite encyclopédie du vin
  • Les arômes du vin
  • Le dictionnaire des vins de France AOC

Ma première cave : Le sommaire

Introduction
Composer sa cave à vins Idées de caves
Les millésimes
Lire une étiquette
Les styles de vins
Les circuits d’achat
La dégustation
Les cépages à connaître
Les régions viticoles

Les vins rouges
Alsace & Lorraine Beaujolais & Lyonnais Bordelais
Bordelais mythiques Bourgogne
Domaine de la Romanée-Conti Jura & Savoie
Languedoc & Roussillon Provence & Corse
Sud-Ouest
Vallée de la Loire
Vallée du Rhône
Les vins mythiques

Les vins rosés
Bordelais
Languedoc & Roussillon Provence & Corse
Sud-Ouest
Vallée de la Loire
Vallée du Rhône

Les vins blancs secs
Alsace & Lorraine
Beaujolais & Lyonnais Bordelais
Bourgogne
Jura & Savoie
Languedoc & Roussillon
Provence & Corse Sud-Ouest
Vallée de la Loire
Vallée du Rhône

Les vins blancs doux
Alsace & Lorraine
Bordelais
Jura & Savoie
Sud-Ouest
Vallée de la Loire

Les vins doux naturels et autres vins mutés
Languedoc & Roussillon
Vallée du Rhône
Floc et pineau

Les vins effervescents
Champagne
Champagnes, les grandes maisons
Crémants
Glossaire du vin
Index des domaines

Aperçu du premier chapitre : « La bonne cave »

Les règles pour une cave modèle

Un rappel nécessaire : pour bien remplir sa mission, une cave n’a nul besoin d’être idéale, construite en belle pierre et voûtée ; il suffit que le local où sont stockés les vins remplisse les trois conditions suivantes :

➔ Conserver une température fraiche et constante, car les brusques écarts de thermomètre sont les plus dommageable pour le vin. Toutefois, le mer­cure peut descendre jusqu’à 12 °C ou 10 °C l’hiver et monter jusqu’à 14 °C, voire 16 °c l’été, sans que le contenu des flacons soit altéré. On évitera bien entendu la proximité avec des sources de chaleur, telle une chaudière.
➔ Être obscur et assez humide. Il est généralement admis qu’un vin exposé à la lumière vieillit trop rapidement. L’hygrométrie se situera entre 70 et 80 %. Au-dessus, on peut craindre parfois une moisissure du bouchon, mais ce risque est limité. En dessous, en revanche, le danger est plus grand: en milieu trop sec, certaines bouteilles peuvent perdre une partie de leur contenu, car le bouchon se réhydrate avec le vin et non avec l’air ambiant. Ce dernier risque alors de s’oxyder.
➔ Offrir un milieu sain et inodore. Cela peut surprendre si l’on songe à l’image traditionnelle de la cave, envahie de toiles d’araignées. Pourtant, les poussières et les microbes peuvent s’infiltrer dans des flacons, même bien cachetés.

Tout autant que les caractéristiques du local, le choix des voisins du vin est important. En l’absence de local adapté, cave souterraine ou cellier de sur­face, on aménagera un espace-cave dans son logement ou on fera l’acquisi­tion d’une armoire à vins.

Quelques exemples de cave sans cave

La solution idéale est de posséder une vraie cave sous une maison indivi­duelle. Elle peut être entièrement enterrée ou, si la maison est légèrement surélevée, à demi enterrée. Toutefois, ce n’est pas une obligation absolue pour bien conserver des vins chez soi.
Il existe en effet de nombreuses possibilités. On se méfiera du cellier qui accompagne parfois l’appartement dans un immeuble collectif. Celui-ci peut poser de nombreux problèmes difficiles à résoudre: mauvaise aération, pré­sence de tuyauterie, sources de mauvaises odeurs ou de chaleur, etc. Avant d’entreposer des bouteilles, un état des lieux méthodique s’impose.
On fera preuve également de prudence avec la solution du garage-cave, même si elle est tentante quand on manque de place. Il faut prévoir une fer­meture hermétique et une bonne aération. Il faut aussi veiller à rentrer la voiture de façon à ce que le tuyau d’échappement soit éloigné de la porte du cellier et ne soit pas dirigé vers elle.
Une solution commode est de transformer un meuble ou une pièce en cellier. Si l’on dispose d’une petite pièce libre, de préférence assez fraîche, on peut très bien la transformer en cellier. Il faut toutefois prendre soin de l’isoler et éventuellement de créer un système d’aération (par ventilateur ou autres). On peut également transformer une armoire ou un placard. Attention cependant à ne pas l’installer dans la cuisine, à cause des sources de chaleur ou des odeurs. Enfin, si l’on possède un jardin, il est possible d’y aménager un cellier de surface ou d’y faire creuser une cave enterrée. Dans le premier cas, il faut prendre garde aux frais d’isolation et, dans le second, à la discrétion pour ne pas attirer des visiteurs mal intentionnés.

L’espace-cave

Simples réfrigérateurs améliorés à leur début, les armoires à vins sont deve­nues aujourd’hui de vrais espaces-caves. Ceux-ci vont du meuble contenant quelques dizaines de flacons à de vastes caves d’appartement pouvant ac­cueillir dans les meilleures conditions plusieurs centaines de bouteilles. Cer­taines sont livrables en kit. Toutefois, les plus importantes nécessitent de l’espace (2,5 m de largeur sur 2 m de profondeur).

Le choix des casiers

Quel que soit le type de caves adopté, le choix des casiers doit être fait avec
soin. En effet, il faut éviter l’empilement de caisses ou de cartons, qui ren­drait impossible toute gestion rationnelle de la cave et gâcherait de belles bouteilles, rendues inaccessibles. Il existe deux grands types de casiers : à alvéoles et à compartiments. Dans le premier, chaque bouteille a son emplacement réservé. Les modèles les plus anciens sont en fer, mais on en trouve aujourd’hui en plastique ou dans divers autres matériaux, moins dangereux pour les flacons quand on les manipule. Le second type de casiers est com­posé de compartiments de 6, 12 ou 24 bouteilles: Ce type de casiers est plus coûteux et plus gourmand en place que le premier, mais il présente de réels avantages, notamment d’être modulable et de faciliter la gestion de la cave par lots.

L’art de disposer les bouteilles

Les bouteilles doivent être rangées avec méthode : à chaque type de vins, le milieu qui lui convient. En effet, la température varie d’un endroit à l’autre de la cave. L’air chaud montant, elle est légèrement plus basse au niveau du sol qu’en hauteur : ces nuances ont une incidence sur l’évolution du vin à long terme. Les vins blancs seront placés dans les casiers proches du sol – les moelleux ou liquoreux étant stockés au-dessous des secs. Les étages inter­médiaires accueilleront les rosés et les rouges légers ; les casiers supérieurs, les vins rouges de garde. Dans la mesure du possible, il convient de placer les lots de vins par rangées horizontales. Les bouteilles seront gardées cou­chées : au contact du liquide, le bouchon ne se dessèche pas et garde son étanchéité, ce qui empêche l’oxydation.

Le bon ordre de la cave est aussi essentiel pour retrouver facilement les bou­teilles, sans les remuer, car, à la différence du soda, le vin de garde, riche en dépôts, déteste être secoué, et même dérangé … Un casier très acces­sible, près de l’entrée, sera réservé à vos vins à boire jeunes. En prévision des achats futurs, il convient de laisser un casier vide pour éviter de déplacer les flacons au cours des réorganisations et de disposer d’une table pour poser les dernières acquisitions pendant une courte période. Pour mieux lire le nom du vin, mieux vaut disposer les bouteilles le goulot vers l’intérieur, étiquette au-dessus, ou fixer des étiquettes sur les casiers.
Une bouteille bouchée au liège doit être conservée toujours couchée, pour que le liège soit humecté. Pour les vins mutés et les eaux-de-vie, la bouteille sera conservée debout, car l’alcool peut attaquer le liège.

Tenez un livre de cave

Joli livre illustré, simple cahier ou fichier informatique, le livre de cave est indispensable pour bien gérer votre cave. Notez les entrées et les sorties, les commentaires de dégustation, les alliances avec les mets que vous aurez pu tester. N’oubliez pas d’inscrire les coordonnées de vos fournisseurs, utiles lorsque vous souhaiterez recommander des bouteilles.

Suivre l’évolution de ses vins

Les cinq phases de la vie du vin

Tous les vins suivent la même évolution générale qui comprend cinq grandes phases. La première est l’ouverture du bouquet et du palais, où les arômes et le goût apparaissent timidement. Cette période est de très courte durée car, assez rapidement, le vin se referme pendant une période plus ou moins longue (de quelques semaines à deux ans), perdant ses arômes et prenant parfois de mauvais goûts. Ensuite, le vin reprend son mouvement ascendant. C’est la phase de bonification, où il prend ses saveurs de jeunesse. Les arômes primaires (légués par le raisin : fruits frais, fleurs) et secondaires (issus de la fermentation : pain grillé, caramel, brioche) sont encore dominants dans le bouquet naissant.
Enfin, le vin atteint son apogée. Sa structure s’arrondit et devient plus lisse, les tanins percent leur rugosité. De leur côté, les arômes tertiaires se déve­loppent et deviennent dominants. C’est le bouquet. Pour les vins rouges par exemple, il s’agit des odeurs de sous-bois, de cuir ou de venaison. L’apogée dure plus ou moins longtemps.
Et c’est après que commence la dernière phase, le déclin. Toutefois celui­ci n’est pas immédiat : le vin s’amaigrit, ses arômes s’estompent. Toujours agréable au début de cette phase ultime, il devient à là longue sans intérêt. La connaissance de ces cinq phases ne suffit pas pour prévoir l’évolution de tous ses flacons. En effet, la durée de vie de chaque vin varie en fonction de nombreux paramètres : appellation, terroir, cépages, modes de vinifica­tion, millésime et producteur. À cela s’ajoutent les conditions de garde, qui peuvent accélérer ou freiner le vieillissement.

Pour suivre ses vins, une seule méthode : goûter

La meilleure solution pour suivre ses vins est en définitive de les goûter. A partir du millésime (voir p. 18), on estimera le début probable d>entrée dans la phase d’apogée de chacun d’eux. Et, un an à dix .. huit mois avant cette date, on ouvrira une bouteille pour évaluer le potentiel de garde. s>il semble toujours important, on recommencera quelques années plus tard> jusqu>à ce que le vin paraisse prêt.